Pris en main, un carreau en relief ne ressemble à rien d’autre. Il est plus lourd que prévu, plus froid aussi, la face émaillée glisse sous le pouce et bute soudain sur une arête nette, le revers est mat, légèrement granuleux, presque tendre. On le pose à plat sur la table, on s’éloigne, on revient, on l’incline vers la fenêtre, et chaque mouvement change ce qu’on voit. Un mur entier en relief, c’est ce geste répété mille fois, à toutes les heures du jour, par tous les regards qui passent.
Un geste qui revient de loin
À Sintra, au Palais national, des pans entiers de mur sont recouverts depuis le début du XVIe siècle d’azulejos dont le motif n’est pas peint mais imprimé en creux dans l’argile crue. La technique, appelée aresta, vient des ateliers hispano-mauresques de Séville et de Tolède. Une matrice en bois ou en métal pressait l’argile encore humide pour y dessiner de petites arêtes en relief, et ces arêtes retenaient ensuite l’émail à la cuisson, empêchant les couleurs de se mélanger. Le résultat tient toujours, cinq siècles plus tard : un mur qui change avec la lumière du jour, dont aucun carreau ne ressemble exactement au suivant, et dont les bleus et les ocres semblent toujours frais.
Quatre siècles plus tard, à Paris, Alexandre Bigot fait la même découverte par un autre chemin. Professeur de chimie devenu céramiste après avoir vu les céramiques japonaises de l’Exposition universelle de 1889, il développe un grès flammé dont l’émail épais coule dans les creux à la cuisson et révèle le relief par contraste optique. Quand Jules Lavirotte lui propose de couvrir la façade entière de l’immeuble du 29 avenue Rapp, achevé en 1901, Bigot y déploie tout son répertoire : feuillages en bas-relief, figures sculptées, encadrements de baies. La façade est primée au concours de la Ville de Paris la même année. La céramique architecturale n’est plus un revêtement, c’est devenu une matière d’architecte.
Entre ces deux moments, le carreau en relief n’a jamais vraiment disparu : il est resté dans les comptoirs de brasserie, les soubassements de halls haussmanniens, les frises Art déco des immeubles de rapport, les kachelofen d’Europe centrale. Il a été supplanté par l’industrie d’après-guerre, qui lui a préféré le carreau métro plat et pressé en série. Et il revient depuis une décennie par deux chemins à la fois. Celui d’ateliers céramiques qui remettent la main au centre, comme HB-Classics aux Pays-Bas ou les petits éditeurs portugais et siciliens. Et celui de maisons plus structurées, comme Ann Sacks, dont les collections MADE sont fabriquées à Portland, et qui réintroduisent le relief dans des collections décoratives très dessinées, parfois signées par des designers comme Kelly Wearstler dont la collection MADE Billow, présentée à l’automne 2025, est entièrement consacrée à des reliefs sculpturaux d’inspiration textile.
Comment regarder un carrelage en relief
Trois choses se voient avant le motif : la profondeur, l’émail, l’assemblage. Ces carreaux, parfois appelés carrelage 3D mural dans le commerce, se lisent d’abord par leur surface avant de se lire par leur dessin.
La profondeur, d’abord. Certains reliefs se devinent au toucher avant de se voir, un léger bombement qui n’apparaît qu’en lumière rasante. D’autres sont francs, des bas-reliefs nets qui découpent l’ombre en zones contrastées. Un relief subtil peut suffire dans une pièce éclairée par le nord, où la lumière douce révèle déjà les moindres variations de surface. Un bas-relief franc demande une lumière latérale précise pour ne pas s’écraser.


L’émail ensuite. Un émail brillant épais, posé en couche généreuse, coule dans les creux à la cuisson et s’y accumule, plus foncé, plus saturé. C’est ce qui donne ces verts presque noirs au fond des bombés et ces verts d’eau presque transparents sur les arêtes. À l’inverse, un émail mat ou une terre cuite non émaillée laisse le relief parler tout seul, sans amplification optique. Le rendu est plus archéologique, plus proche du travail de la pierre que de celui de la faïence.
L’assemblage enfin. Un relief n’existe jamais à l’échelle d’un seul carreau, il existe à l’échelle du mur. Certains motifs sont conçus pour s’aligner verticalement et créer une vague continue. D’autres ne se révèlent que par rencontre des bords, deux demi-cercles qui se rejoignent pour former une onde, quatre quarts de lunette qui dessinent une rose géométrique. Voir un seul carreau, c’est voir un objet. Voir quatre ou six carreaux assemblés, c’est commencer à voir ce qu’on aura sur le mur.
Quatre registres pour s’y retrouver
Le demi-cylindre lustré
C’est la typologie la plus immédiatement reconnaissable. Un carreau rectangulaire, un ou deux demi-cylindres bombés, un émail épais qui se concentre dans les creux et glisse sur les bombés. Les ateliers néerlandais d’HB-Classics en font dans des verts sapin presque noirs, des caramels ambrés profonds, des bordeaux qui évoquent parfois les vernis bruns des poteries de Vallauris des années 1950. Vu de près, à côté d’un appareil ménager blanc crème, l’émail caramel révèle toutes ses variations de cuisson, des zones presque transparentes là où la couche est mince, des zones brunes presque brûlées là où elle s’est accumulée dans les creux.
La filiation est claire : ces carreaux descendent directement des faïences bistrot de la fin du XIXe siècle, celles qui tapissaient les comptoirs des brasseries parisiennes et les soubassements des halls d’immeubles haussmanniens. Le demi-cylindre y avait une fonction optique précise, capter la lumière des suspensions à gaz puis électriques et la rendre en reflets longs qui changeaient selon la position du regard. Cette logique d’usage reste valable aujourd’hui. Le demi-cylindre lustré trouve sa place là où il y a du mouvement, un comptoir qu’on longe, une crédence devant laquelle on cuisine, un soubassement de salle d’eau qu’on voit toujours en biais. Sur un mur frontal et fixe, il perd une partie de sa raison d’être.
L’ondulation
Plus rare, plus difficile à intégrer, plus exigeante. Les carreaux à motif ondulatoire, vagues, serpentins, lignes sinueuses, demandent une direction de lecture. La filiation directe est celle des frises Art déco, qui rythmaient déjà les murs des halls d’hôtels et des immeubles de rapport par un mouvement horizontal continu. On retrouve ce vocabulaire aujourd’hui chez plusieurs ateliers américains et nord-européens, souvent dans des coloris pastel poudrés ou des verts d’eau presque laiteux. La collection MADE Billow de Kelly Wearstler chez Ann Sacks reprend d’ailleurs ce vocabulaire ondulatoire en l’amplifiant : ses tuiles évoquent une étoffe matelassée, captée juste avant qu’elle ne retombe.

La règle est presque mécanique : la vague suit la ligne longue. Un couloir, une plinthe haute, une frise d’encadrement de fenêtre ou de miroir, un soubassement filant. Sur un mur frontal sans direction de lecture, l’ondulation s’épuise vite et glisse vers le motif décoratif gratuit.
Le motif géométrique en bas-relief
C’est le registre le plus architectural des quatre, et le plus difficile à apprivoiser. Les carreaux dont le relief dessine un motif géométrique en bas-relief, demi-cercles, arcs, segments, lunettes, sortent du décoratif pour entrer dans le dessin. Chaque pièce devient un fragment d’une trame plus grande qui ne se révèle qu’à l’échelle du mur entier.
Difficile, devant ces trames géométriques, de ne pas penser au travail d’Athos Bulcão au Brésil. L’artiste, qui collabore avec Oscar Niemeyer sur l’ensemble de Brasília à partir des années 1950, signe des façades en céramique dont les motifs géométriques se composent et se recomposent par déplacement des carreaux. C’est cette même logique combinatoire qu’on retrouve aujourd’hui dans certaines terres cuites contemporaines à motifs en creux, qu’elles soient émaillées ou laissées brutes. Dans le restaurant Hubertus, un projet récent publié dans plusieurs magazines de design européens, les murs sont recouverts du sol au plafond de carreaux verts émaillés à motifs d’arcs et de lunettes, et le mur entier devient une trame géométrique continue, lisible à plusieurs échelles. C’est un registre exigeant, qui demande de la surface, de la lumière, du recul. Quand il fonctionne, il produit des effets qu’aucun papier peint et aucune fresque ne savent produire.



Il existe un usage que personne ne mentionne jamais et qui en reste pourtant l’un des plus cohérents : le poêle de masse. Les kachelofen d’Europe centrale rappellent que le carreau en relief n’est pas seulement décoratif. Il accompagne un volume, une chaleur, un usage quotidien. Le relief augmente la présence de la surface, l’émail capte la lumière du foyer, le mur devient presque un meuble thermique. Le principe revient dans des poêles contemporains scandinaves et allemands, où le carreau retrouve sa double fonction d’origine : tenir la chaleur, tenir le regard.
La terre, simplement
Pas vraiment une typologie, plutôt une famille à part. Sortez l’émail de l’équation, gardez le relief, et tout change. La lumière ne se reflète plus, elle est absorbée puis rendue lentement. Le carreau cesse de briller pour devenir matière dense.
La terre cuite non émaillée en relief, c’est d’abord une couleur qui n’a pas été appliquée, qui est sortie du four telle quelle, avec ses variations selon l’argile, selon la place dans le four, selon la cuisson. Tons rosés, ocres, briques, parfois presque chair. Aucun mur n’est jamais uniforme, et c’est précisément ce qui le rend habitable au long cours : il ne vieillit pas, il se patine. Une fois traitée, la terre accepte la nuance et la trace mieux que l’uniformité.


C’est probablement la famille la plus ancienne du carrelage architectural, et c’est aussi celle qui revient le plus fortement dans les projets d’architectes contemporains attachés à la matière brute, du Mexique à la côte espagnole en passant par les studios marocains. Dans un intérieur minimal, une cloison entière en terre cuite non émaillée en relief peut tenir le rôle de l’unique élément de matière dans une pièce par ailleurs très lisse, et c’est précisément cet équilibre qui en fait la justesse.
Lumière et couleur, ce qui fait vraiment la différence
Sans lumière oblique, beaucoup de carreaux en relief perdent ce qui les rend intéressants : l’alternance entre arête et creux, reflet et ombre, partie pleine et partie en retrait. La nature de la source lumineuse compte souvent plus que le motif lui-même.
Sous une lumière zénithale, un plafonnier central, des spots encastrés à l’aplomb du mur, le relief s’aplatit visuellement presque entièrement. La lumière tombe à la verticale, ne rencontre aucune face oblique, et le relief perd une grande partie de sa lecture. Sous une lumière rasante, à l’inverse, latérale, basse, une fenêtre adjacente, une applique murale placée à trente ou quarante centimètres du mur, chaque arête sépare clairement la zone éclairée de la zone d’ombre. Le mur redevient un bas-relief sculpté. C’est exactement ce que Bigot avait compris en composant les façades du 29 avenue Rapp pour qu’elles soient animées par la course du soleil tout au long de la journée.


La température de couleur de l’éclairage joue ensuite, et son effet n’est pas anodin. Une lumière chaude, entre 2 700 et 3 000 kelvins, sur un carreau émaillé brillant, produit des reflets jaunes-orangés qui adoucissent le motif et réchauffent les teintes. Une lumière neutre, à partir de 4 000 kelvins, durcit les contrastes et fait ressortir la géométrie. Sur une terre cuite non émaillée, l’effet est inverse : la chaleur de la source amplifie la matière argileuse et lui rend sa profondeur de terre, le froid la rend grise et minérale, presque cimentée.
Reste la couleur elle-même, qui ne se comporte jamais comme sur un carreau plat. Un émail coloré, en se déposant sur une surface en relief, s’accumule dans les creux où il devient plus foncé, plus saturé, et s’amincit sur les arêtes où il devient plus clair, parfois presque translucide. Un vert sapin n’est jamais un seul vert, c’est un dégradé continu qui va du noir profond dans les creux au vert d’eau presque transparent sur les bombés. Cette respiration chromatique est exactement ce qui distingue un carreau d’atelier d’un carreau industriel uniforme, où l’émail est pulvérisé en couche égale. Les caramels ambrés et les bordeaux fonctionnent sur le même principe, avec cette profondeur lustrée qu’on associait autrefois aux comptoirs et aux halls bourgeois. Les terres cuites non émaillées, elles, jouent une autre partition : leur profondeur ne vient pas de l’émail mais de la cuisson, et leur dégradé est minéral, lisible seulement à l’ombre, jamais à la matière.
Où poser un carrelage mural en relief : cuisine, salle de bain, soubassement
Le piège, c’est l’usage qu’en font les showrooms, un mur entier, frontal, éclairé en plein, comme un échantillon agrandi. Le résultat est l’inverse du but recherché, une démonstration de matériau au lieu d’un espace habité. Quelques choix simples permettent d’éviter ce travers.
Une seule paroi en relief par espace, dans la plupart des cas. Le relief sculpte la lumière à condition d’avoir un point de comparaison, et ce point de comparaison est un mur lisse, peint ou enduit. Un mur en relief face à trois murs lisses lit comme une pièce de matière intégrée à l’architecture. Un mur en relief face à trois murs en relief lit comme un magasin de carrelage. Il existe des exceptions, des intérieurs très architecturaux, presque sans mobilier, où un volume entier en relief peut tenir, mais ils restent rares et demandent une cohérence d’ensemble qu’on ne construit pas avec un seul matériau.

Le bon mur est rarement le mur le plus visible. C’est contre-intuitif, mais c’est la conséquence logique de la nécessité d’une lumière oblique. Le mur perpendiculaire à la fenêtre, le mur derrière une banquette, le mur du fond d’une pièce, sont souvent plus efficaces que le mur frontal qu’on voit en entrant. Le mur frontal reçoit la lumière directe, qui aplatit. Le mur latéral la reçoit en biais, qui sculpte.
En cuisine, la place naturelle du relief est la crédence. Dans une cuisine scandinave, une crédence en faïence couleur terracotta brûlée capte la lumière d’une suspension Louis Poulsen à abat-jour rouge laqué, placée légèrement de biais au-dessus du plan de travail. Le bombé vertical des carreaux découpe l’orange en bandes alternées de noir profond et d’orange presque transparent, et le motif n’est jamais le même selon qu’on cuisine devant l’évier ou qu’on traverse la pièce. Autour, tout est tenu dans la même famille chromatique : façades en chêne ondé, plan de travail en marbre rouge griotte, quelques touches bordeaux dans le décor. C’est ce que le carreau en relief sait faire qu’aucun autre matériau ne sait faire, prolonger une couleur dans toutes ses nuances sans avoir à en ajouter une autre. Le demi-cylindre lustré et les motifs géométriques discrets fonctionnent particulièrement bien en crédence, à condition d’éviter les reliefs trop profonds derrière la plaque de cuisson, où les projections de graisse s’accumulent dans les creux et compliquent l’entretien.


En salle de bain, la douche italienne et le mur de vasque offrent un terrain idéal pour le relief en terre cuite émaillée ou en faïence brillante. La vapeur, les reflets sur l’eau, la lumière souvent indirecte transforment le mur au fil de l’usage. Préférer là encore les motifs géométriques discrets ou les demi-cylindres aux reliefs trop figuratifs. Une mise en garde au passage, illustrée par un projet aperçu récemment : un mur de carreaux noirs à motifs géométriques en bas-relief, magnifique en soi, presque entièrement défait par un joint trop clair qui fragmente la trame en autant de petits carrés indépendants. Le carreau s’efface, la grille s’impose. Pour un sol de douche, il existe par ailleurs des reliefs très faibles spécifiquement étudiés pour offrir une fonction antidérapante sans accumulation de saleté, à demander explicitement au fournisseur.
En soubassement, dans une entrée, un couloir, un escalier, un hall, le relief retrouve sa fonction historique. Monté à 1,20 ou 1,40 mètre, surmonté d’un mur peint mat dans un ton qui dialogue, il structure le bas du mur là où la vie quotidienne le sollicite le plus, sans saturer l’espace. C’est l’un des usages les plus sûrs du relief, et le plus injustement négligé.
Le joint mérite enfin une attention particulière. Un joint blanc ou crème sur un carreau coloré crée une grille géométrique qui fragmente le relief en autant de petits carrés indépendants. Un joint ton sur ton, ou très légèrement plus sombre que le carreau, fait disparaître la trame et laisse la lumière sculpter un mur continu. Cette décision, qu’on prend souvent en fin de chantier, fait plus de différence visuelle que le choix de la teinte du carreau lui-même.
Reste un mot sur le sol. La pose au sol d’un carrelage en relief reste, dans l’immense majorité des cas, une mauvaise idée. La poussière s’accumule dans les creux, le relief perd toute lecture vu de dessus sans lumière rasante, l’entretien devient laborieux. Il existe des exceptions, des reliefs très faibles conçus spécifiquement pour le sol et l’extérieur, des tomettes anciennes patinées par l’usage, des terres cuites à motifs très plats. Hors de ces cas précis, le relief reste une affaire de mur.
Quelques maisons à connaître
Quelques maisons permettent de comprendre l’étendue du registre actuel.
HB-Classics, aux Pays-Bas, est probablement le repère le plus immédiat pour qui cherche du relief émaillé contemporain. Demi-cylindres profonds, verts sapin presque noirs, caramels ambrés, bordeaux profonds, avec une facture qui assume sa générosité d’émail et sa brillance. C’est la maison dont on reconnaît le travail au premier regard.

Ann Sacks occupe une position différente, celle de l’éditeur qui sollicite des designers pour des collections dessinées sur mesure. La collaboration au long cours avec Kelly Wearstler a produit plusieurs collections en relief (Scout, MADE Billow), dont les motifs vont du géométrique sec à l’ondulation textile. Les collections MADE sont fabriquées à la main à Portland, dans l’Oregon. Pour l’Europe, la distribution se fait par revendeurs spécialisés.
Made a Mano, société d’origine danoise dont l’atelier est installé à Caltagirone en Sicile depuis 2001, travaille la pierre de lave de l’Etna. Par sa densité et sa résistance, cette pierre se prête particulièrement bien à l’émaillage, et la collection Komon Natura, qui fusionne motifs japonais et formats scandinaves, montre ce que la lave peut faire qu’aucune céramique d’argile ne sait faire : retenir une couleur dans une matière de densité minérale.
Pour les pièces de pure création d’atelier, le passage par un architecte d’intérieur reste la voie la plus directe. Les budgets varient considérablement selon le format, l’émail, la provenance et la complexité de la pose. Demander un devis détaillé reste, dans tous les cas, la seule approche sérieuse.
Le carrelage en relief revient parce qu’il répond à une fatigue très précise, celle des surfaces parfaitement lisses, faciles à photographier, mais souvent pauvres à vivre. Il réintroduit une part d’ombre, d’épaisseur, d’imprévu. Encore faut-il ne pas le traiter comme un effet décoratif. Sa réussite tient à peu de choses : un mur bien choisi, une lumière oblique, un joint discret, une couleur qui accepte de varier. Le reste se joue ensuite dans la journée, quand le même carreau cesse d’être tout à fait le même selon l’heure à laquelle on le regarde.
